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Le traitement par inhibiteur de l’enzyme de conversion semble réduire le risque d’AVC sévère

Une étude australienne confirme que les patients qui prennent un traitement par inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) semblent avoir un risque réduit d’avoir un accident vasculaire cérébral (AVC) sévère. Le potentiel vasoprotecteur de ces médicaments, qui résulterait en un AVC de gravité moindre, reste encore à vérifier, selon le Dr Numthip Chitravas du National Stroke Research Institute à Victoria et ses collègues (source : Neurology, vol.68 n°20). Les chercheurs ont analysé les données de 716 patients avec un premier AVC ischémique inclus dans une étude de population évaluant l’incidence des AVC. Parmi eux, un quart prenait des IEC avant la survenue de l’AVC, 7% des statines et 31,1% des diurétiques. Seulement sept patients prenaient des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine.La sévérité neurologique sur le score NIHSS a été évaluée chez 527 patients, 79,5% de manière rétrospective et 20,5% prospectivement. Parmi eux, 200 patients présentaient un déficit neurologique sévère à court terme (score NIHSS égal ou supérieur à 8 points). 12% des 716 patients sont décédés dans les 28 jours des suites de leur AVC. L’analyse ajustée des données montre que l’usage des IEC avant la survenue de l’AVC était associé de manière significative à un risque réduit de déficit neurologique sévère, de 44%, mais aussi à un risque réduit de décès précoce, de 54%. Par sa taille, cette étude confirme le bénéfice potentiel des IEC sur la sévérité de l’AVC.

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