Les inhibiteurs de la pompe à protons associés à un risque de pneumonie

Les anti-ulcéreux de la classe des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont associés à une augmentation du risque de contracter une pneumonie, en particulier en début de traitement, selon une étude épidémiologique danoise. Après avoir posé l’hypothèse de cette association, Sinem Ezgi et ses collègues de l’université d’Odense ont conduit une étude plus grande pour tenter de la confirmer. Ils ont comparé 7.642 personnes ayant eu une pneumonie communautaire et 34.176 contrôles. L’odds ratio (calcul approchant le risque relatif) du risque de pneumonie avec la prise d’IPP était de 1,5, suggérant une augmentation du risque d’environ 50%. Par comparaison, les autres anti-ulcéreux de la classe des anti-H2 n’augmentaient pas significativement le risque de pneumonie (odds ratio de 1,1). Le risque est surtout élevé en début de traitement (odds ratio de 5 durant les sept premiers jours de traitement) et diminue ensuite. Il n’y a pas de risque après arrêt du traitement. Par ailleurs, les personnes jeunes avaient un risque de pneumonie associée aux IPP plus élevé que les plus âgés. Sans remettre en question l’utilité des IPP, les auteurs rappellent qu’ils sont très largement utilisés et estiment qu’ils « ne devraient pas être prescrits avec trop de désinvolture » (source : Archive of internal medecine, vol. 167 n° 9).

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