AZF : rapport cohorte santé

Le vendredi 21 septembre 2001, une explosion, dans un hangar de stockage de l’usine «AZF» qui contenait 300 à 400 tonnes de nitrate d’ammonium, s’est produite à Toulouse. L’usine « AZF » (Azote Fertilisants), de la société GrandeParoisse, filiale du groupe Total Fina Elf, était une des usines du complexe chimique du sud toulousain. Cette usineproduisait des engrais et des produits de base pour peintures, colles et détergents.La violence de l’explosion correspondait à un séisme d’une puissance de 3,4 degrés sur l’échelle de Richter. Le siteindustriel était situé à 3 km environ du centre ville. Une partie de la ville de Toulouse, dont des entreprises, des écoles et des logements, a été totalement ou partiellement détruite par l’explosion. Dès l’explosion, un nuage orangé depollution atmosphérique, essentiellement constitué de composés azotés, survolait la ville. Plusieurs produits toxiquesétaient émis dans l’air, l’eau et les sols. Des dérivés nitrés s’écoulaient dans le bras de la Garonne qui borde l’installation, et des particules et fragments de sols, issus du site, se retrouvaient projetés dans les quartiers proches(Cassadou 2003).

Le bilan initial établi par la préfecture a fait état de 30 morts et plus de 3 000 personnes blessées. Cependant, il s’avère que ce bilan ne résume pas toutes les conséquences sanitaires directes et indirectes, à court et à moyen terme, dans les populations toulousaines.

 

Devant l’ampleur de la catastrophe, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a dépêché une mission à Toulouse le samedi 22 septembre, afin de rencontrer les différentes autorités administratives et de santé publique. A la suite de cette mission,un dispositif de suivi épidémiologique des conséquences sanitaires a été mis en place dans les jours suivant l’explosion, en collaboration avec la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) de Midi-Pyrénées (Lang 2006).

 

Les conséquences sanitaires prévisibles d’une telle catastrophe industrielle sont de trois ordres : toxicologique, raumatologique et psychologique.

 

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