Archive de la catégorie ‘ACTUALITES’

Le Chikungunya présent en Italie : les voyageurs mis en garde contre le risque de transmission

Dimanche 2 septembre 2007

Le gouvernement italien a confirmé jeudi 30 août l’apparition de cas d’infection par le virus Chikungunya à proximité de la ville de Ravenne dans la région d’Emilie-Romagne, au nord-est du pays.
Le ministère de la santé a indiqué dans un communiqué de presse du 31/08/07 qu’il avait eu connaissance de rapports de cas d’infection au cours de la seconde quinzaine d’août.
Des tests réalisés par l’Institut supérieur de la santé et des bioproduits d’Angers (ISSBA) ont confirmé plus tard qu’il s’agissait du Chikungunya.
Des cas de cette maladie transmise par des moustiques caractérisée par de la fièvre et de forte douleurs articulaires avaient déjà été observés en Italie mais chez des personnes revenant de zones infectées (pays africains et asiatiques bordant l’Océan indien).
Il semble donc qu’il s’agisse de la première infection survenant en Italie même.
Le ministère de la santé français estime qu’une combinaison de plusieurs facteurs peut expliquer les cas enregistrés. Il cite la forte densité de moustiques dans cette zone côtière ainsi que les conditions climatiques et environnementales.
Il a rappelé qu’il n’existait pas de vaccin contre cette maladie, qui ne pouvait être traitée qu’à l’aide d’antipyrétiques et d’antalgiques.
Le ministère a indiqué qu’il n’y avait pas eu de nouveaux cas ces derniers jours.
Les autorités sanitaires de la ville de Rimini, cité balnéaire très populaire distante de 60 km de Ravenne, ont indiqué qu’elles suivaient l’évolution de la situation de près.
Il a été demandé aux hôpitaux du secteur de rapporter tout cas de fièvre d’origine infectieuse.
Une infection par le Chikungunya a touché plus du tiers de la population de l’île de La Réunion (800.000 habitants) entre 2005 et 2006.

Prendre connaissance du communiqué de presse

Le Chikungunya présent en Italie : les voyageurs mis en garde contre le risque de transmission dans ACTUALITES pdf

Les Valeurs Toxicologiques de Référence mises à jour par l’Afsset

Lundi 23 juillet 2007

L’Afsset a pour mission de contribuer à assurer la sécurité sanitaire dans le domaine de l’environnement, notamment en mobilisant l’expertise scientifique et technique nécessaire à l’évaluation du risque. En accord avec le plan d’action préparé par la Direction Générale de la Santé (DGS) et annoncé lors du Comité national de sécurité sanitaire du 26 février 2003 sur les éthers de glycol, et avec l’action 21 du PNSE[1], l’Afsset s’était auto-saisie pour établir un programme national sur les VTR visant à la constitution d’une expertise française solide et partagée par les différentes instances compétentes.Ce travail de l’Afsset vise ainsi à organiser les connaissances scientifiques nécessaires aux choix argumentés qui sont faits lors de la construction de valeurs toxicologiques de référence fondées sur les effets sur la reproduction et le développement, qui seront appelées Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR). Ce sont des indices permettant d’établir une relation qualitative, voire quantitative, entre une exposition à une substance chimique et un effet sanitaire chez l’homme.

De nombreux dossiers, liés à l’impact sanitaire de substances chimiques sont construits par des consultants, les industriels ou les services de l’Etat, sur des référentiels multiples et variés. L’Afsset a ainsi répondu au besoin de les harmoniser.

On peut télécharger ce document de travail « Valeurs toxicologiques de référence (VTR) pour les substances reprotoxiques » en cliquant sur le lien.

 


[1] Le développement d’outils permettant de mieux évaluer les risques sanitaires des substances chimiques ou biologiques fait d’ailleurs partie des actions du Plan National Santé Environnement (PNSE) 2004-2008 (action n°21). 

 

A lire aussi :

L’Afsset propose une nouvelle méthode de calcul des VTR pour les produits reprotoxiques
Afin d’harmoniser les méthodes d’évaluation des Valeurs Toxiques de Référence, essentielles à l’évaluation des risques sanitaires, l’Afsset propose une nouvelle méthodologie et recommande sa diffusion au niveau national et européen.
16/07/2007 – Lire l’actu

© Actu-Environnement

Du risque d’être touriste …

Samedi 7 juillet 2007

Le numéro thématique du BEH sur la santé des voyageurs 2007 (en date du 19 juin), avec neuf articles sur des sujets variés, dresse un large panorama des risques encourus par les voyageurs et de leurs pratiques de prévention et met aussi l’accent sur le problème majeur des maladies d’importation.

Le premier article décrit le dénominateur commun : les Français voyagent de plus en plus. En 2006, plus de 11 millions de Français ont voyagé à l’étranger, dans plus de 120 pays. Ceci correspond à plus de 22 millions de séjours dont 7 millions dans des pays en voie de développement. Parmi eux, près de 3 millions de séjours sont effectués dans des pays méditerranéens : Maroc, Tunisie, Égypte, Turquie. Certes, ces destinations ne sont pas situées en zone tropicale, mais l’observation de cette population de voyageurs est intéressante à double titre. D’une part, elle est confrontée à de nombreux risques d’infections dont certaines, comme l’hépatite A, peuvent bénéficier d’une prévention vaccinale. D’autre part, elle a tendance à négliger le plus souvent les mesures préventives offertes.

Deux articles relatent les attitudes et pratiques des voyageurs français. Ils concernent l’un les risques de paludisme et l’autre plus largement les risques infectieux. Comme dans d’autres études déjà publiées, les résultats sont loin d’être satisfaisants. Ainsi, l’hétérogénéité des médicaments antipaludéens prescrits pour chaque destination, par exemple en Afrique tropicale, montre que la « doctrine » actuelle est soit insuffisamment connue, soit non respectée par une large proportion de professionnels de santé français. Au niveau mondial, un réel progrès serait franchi si l’industrie du voyage contribuait à promouvoir les informations essentielles sur les risques sanitaires et recommandait aux voyageurs de consulter un spécialiste de médecine des voyages. Il faut aussi insister sur le fait que la première ligne de défense contre le paludisme reste la lutte contre les piqûres de moustiques.

Deux autres études ont analysé les motifs de consultation au retour de voyage en zone tropicale. La première, un vaste travail mené dans différents hôpitaux parisiens montre que le paludisme demeure le diagnostic le plus fréquemment posé chez des voyageurs fébriles, surtout parmi ceux revenant d’Afrique. Bien entendu, les patients vus en milieu hospitalier sont plus sévèrement malades. Et, les résultats de la deuxième étude, réalisée en médecine de ville pour laquelle ce biais de sélection n’existe pas, confirment que les principaux problèmes de santé chez des voyageurs malades dans les jours suivant leur retour sont les infections gastro-intestinales et les infections respiratoires. Toujours concernant le paludisme, la relation d’un cas autochtone en Corse vient à point nommé pour illustrer le risque non théorique de réintroduction du paludisme dans des zones d’ancienne endémie. Les arboviroses sont un sujet emblématique ; la dengue et le chikungunya sont des exemples d’infections émergentes de grande importance pour les voyageurs. Aux yeux du monde entier, ce fut une surprise de constater l’explosion du nombre de cas de chikungunya chez les voyageurs français en 2006 et la dengue est maintenant une maladie plus fréquemment importée d’Asie que le paludisme.

Pour finir, deux articles sur la fièvre jaune et sa vaccination témoignent de la nécessité de toujours mettre en balance le risque d’infection versus le risque d’effets indésirables, notamment lorsqu’il s’agit de patients infectés par le VIH.

L’ensemble de ces problématiques, notamment les évolutions récentes, illustrent combien l’épidémiologie des voyages est un domaine mouvant, exigeant de la part des spécialistes une connaissance approfondie, entretenue par une formation médicale permanente, et la mise à jour continue des données.

Ce numéro du BEH se focalise sur les risques infectieux. Mais rappelons cependant que le plus grand nombre de vies perdues par les voyageurs est du aux accidents. Comme cela a été publié l’année dernière dans le numéro thématique Santé des voyageurs du BEH, les accidents de la voie publique sont, avec 28 % des décès, la première cause de mortalité en voyage, auxquels s’ajoutent 6 % de décès dus aux noyades.

Tous les médecins du voyage doivent donc se mobiliser pour réduire ce fléau et, notamment, recommander aux consultants le port de casques en deux-roues et celui de la ceinture de sécurité en voiture.

Du risque d'être touriste ... dans ACTUALITES pdf Santé des voyageurs – 2007

1er Forum européen contre les risques du bruit au travail

Jeudi 28 juin 2007

Dans le sillage du sommet européen sur le bruit au travail qui s’est tenu à Bilbao en décembre 2005, le premier forum sur les risques du bruit au travail vise à stimuler la diffusion des connaissances existantes en matière de réduction du bruit au travail, dans tous les secteurs concernés. Rapprocher les concepteurs de solutions des utilisateurs, tel est le but poursuivi par ce forum.

1er Forum Européen contre le bruit au travail

Près de 60 millions de travailleurs en Europe sont exposés à des niveaux de bruit potentiellement dangereux pendant au moins un quart de leur temps de travail. En outre, la perte auditive figure parmi les maladies professionnelles les plus répandues au sein de l’Union européenne. En 2005, la sixième Semaine européenne de la sécurité et de la santé au travail s’était focalisée sur la problématique du bruit au travail, à travers sa campagne « Halte au bruit ! ». L’événement de clôture organisé à Bilbao en décembre 2005 par l’Agence européenne de la sécurité et de la santé au travail, qui a réuni 500 participants, a souligné la nécessité impérieuse de renforcer les efforts consacrés à cet enjeu.

La directive 2003/10/CE concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à l’exposition des travailleurs aux risques dus au bruit est en cours de transposition par tous les Etats Membres. Parmi les principaux changements apportés par la directive, citons l’abaissement des seuils d’exposition déclenchant l’action – qui passent de 85 dB(A) et 90 dB(A) à 80 dB(A) et 85 dB(A) respectivement – et l’introduction d’une valeur limite d’exposition au bruit de 87 dB(A).

Au cours des trois dernières décennies, d’importants progrès ont été accomplis dans la compréhension des mécanismes de génération du bruit des machines et équipements. Dans plusieurs branches de l’industrie et des services, ces avancées se sont concrétisées par de notables réductions des niveaux de bruit. Dès lors, des solutions concrètes, et pas forcément coûteuses, ont été appliquées dans les divers secteurs concernés. Pourtant, ces précieuses connaissances n’ont souvent connu qu’une diffusion confidentielle, limitée aux spécialistes du domaine.

Retrouvez le programme détaillé 

H5N1 : la recherche, meilleur levier de lutte contre le risque d’une pandémie ?

Samedi 2 juin 2007

Lors de la Conférence internationale sur la grippe aviaire chez l’homme qui s’est tenue à l’Institut Pasteur de Paris le 1er juin 2007, le point a été fait aussi bien sur les aspects économiques, scientifiques, médicaux, et de nouvelles pistes de traitement ont été évoquées.

En pratique, la principale piste reste l’utilisation des traitements qui existent déjà, en premier lieu l’oseltamivir dont un responsable de Roche a rappelé qu’avec ses efforts pour augmenter ses propres capacités de production et les accords avec une vingtaine de partenaires, il est possible de produire plus de 400 millions de traitements annuellement, ce qui dépasse les commandes des gouvernements. Ce médicament a déjà été donné à quelques personnes ayant contracté le virus H5N1. Mais en absence d’essai clinique – puisque jusqu’à présent le nombre de personnes atteintes de la grippe aviaire a été, heureusement, limité – les informations disponibles sur les bénéfices de cette molécule face au virus H5N1 sont assez restreintes.

C’est pourquoi selon Elena Govorkova du St Jude Children’s Research Hospital à Memphis, les modèles animaux s’avèrent particulièrement importants pour déterminer la meilleure modalité de traitement ce qui l’a donc conduite à étudier l’oseltamivir, dans un modèle de furets. Les chercheurs américains ont travaillé d’abord avec la souche A/Vietnam/1203/04 de H5N1, qui est létale pour le furet. A une dose équivalente à la dose humaine, pour cinq jours de traitement, l’administration de l’antiviral dès quatre heures après l’injection du virus a permis de prévenir les décès. Mais quand l’administration débutait 24 h après, les animaux décédaient. Cet aspect du délai de latence entre l’inoculation du virus et le début du traitement, en cas de pandémie, est le point fragile de la stratégie des plans de prévention. Xavier Bertrand, alors Ministère de la Santé, avait eu l’occasion de le rappeler en début d’année à l’occasion d’un exercice de préparation à la pandémie grippale dans la Somme entre le Samu 80 et le Centre Hospitalier de Doullens.

Mais les chercheurs montrent aujourd’hui qu’en augmentant la dose, à 25 mg/kg/j au lieu de 5 mg/kg/j, et en débutant le traitement même 24 h après l’inoculation du virus, les furets ont survécu et ont eu moins de symptômes, moins de virus circulant et moins de dissémination dans les organes. Par ailleurs, les animaux qui ont survécu ont été de nouveau inoculés avec le virus aviaire et, sans traitement, ont tous survécu, ce qui montre que la première infection les a immunisés. Deux informations intéressantes pour la recherche et pour les stratégies de préventions. Précisons qu’au cours de cette présentation, le représentant du laboratoire Roche, celui-ci a indiqué qu’un dosage faible pour les enfants est en cours d’enregistrement et d’autres formulations pour les enfants sont à l’étude faisant écho au contexte essentiellement japonais où des restrictions d’administration de cette molécule ont été prises vis-à-vis des enfants et des adolescents suite à des cas de tentative de suicide.

Plusieurs autres équipes travaillent quant à elles sur des voies de traitement totalement différentes, applicables à tous les types de grippe, aviaire ou classique.

Ainsi, Stacey Schultz-Cherry de l’université du Wisconsin et son équipe ont évalué une stratégie qui est déjà employée contre d’autres virus, notamment le VIH en cherchant à bloquer l’entrée du virus dans les cellules.

D. Strayer d’Hemispherx Biopharma à Philadelphie a évalué in vitro l’intérêt contre la grippe d’Ampligen*, un produit développé par cette société dans différentes indications et qui a des effets à la fois antiviraux et immunomodulateurs. L’idée n’est pas d’employer cette molécule seule mais de l’associer aux antigrippaux actuels, considérant qu’une multithérapie permettrait de diminuer le risque.

Egalement au stade de l’évaluation in vitro, la société JADO Technologies à Dresde en Allemagne poursuit une autre stratégie qui consiste à interférer avec l’enveloppe du virus. Cornelia Schroeder et ses collègues ont élaboré un aminostéroïde qui spécifiquement interfère avec l’étape de bourgeonnement et qui a in vitro un effet virucide et s’est montré efficace aussi bien sur des virus de la grippe humaine que sur un virus de grippe aviaire.

Autant de pistes pour la recherche permettant à terme de lutter plus efficacement contre le risque d’une pandémie mondiale.

L’Avandia, médicament prescrit contre le diabète de type 2, mis en cause dans le risque de mortalité cardiovasculaire

Jeudi 24 mai 2007

Avandia, un médicament largement prescrit dans le diabète pourrait augmenter la mortalité cardiovasculaire selon une nouvelle étude. Mais le laboratoire GlaxoSmithKline conteste. Cet épisode démontre combien il est difficile pour le grand public et pour les représentants politiques d’assurer un contrôle efficace dans ces domaines scientifiques, tout autant pour les agences expertes comme la FDA ou l’EMEA.

L’Agence européenne du médicament (EMEA) discute en effet d’un plan de gestion des risques pour Avandia* de GlaxoSmithKline, à la suite de la publication lundi par le New England Journal of Medicine d’une étude montrant une augmentation des effets secondaires cardiovasculaires avec l’antidiabétique. (Source EMEA ; Source NEJM)

L’article publié par le journal britannique est une méta-analyse concluant qu’Avandia* est associé à une augmentation significative du risque d’infarctus du myocarde et de décès d’origine cardiovasculaire. GSK a fait part de son « fort désaccord » sur les conclusions de cet article. La Food and Drug Administration (FDA) américaine a indiqué qu’elle allait se pencher sur le problème.

(suite…)

CHU de Toulouse : la sécurité des actes de radiothérapie remise en cause

Mercredi 23 mai 2007

Le quotidien Le Parisien dans son édition du mercredi 23 mai a révélé l’information : 145 patients du service de neurochirurgie de l’hôpital Rangueil du CHU de Toulouse auraient subi une surirradiation début 2007.

Les patients traités avec des rayons sur la zone du cerveau ont reçu « des doses supérieures à la normale » en raison d’une « déficience informatique » due au fabricant de l’appareil de radiothérapie. Le fabricant a constaté un mauvais étalonnage de l’appareil.

Une enquête sanitaire serait en cours « pour savoir exactement quelles seront les conséquences sur leur état physique ». Les patients sont convoqués individuellement pour un bilan de santé.L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui enquête sur place depuis trois semaines, a indiqué au quotidien qu’elle comptait communiquer « très prochainement » sur le sujet.

(suite…)

Incident sur le réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Dampierre

Mardi 10 avril 2007

Voici relaté par le biais des communiqués de presse de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) l’incident survenu sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre. Le site de la centrale se trouve sur le territoire de la commune de Dampierre-en-Burly (Loiret – 45), sur la rive droite de la Loire, à environ 10 km en aval de Gien et 45 km en amont d’Orléans. Cet incident n’a pas eu de conséquence sur la sûreté nucléaire et la radioprotection selon l’ASN.

dampierre.jpg Crédit Photo : TF1/LCI

* * *

Pour avoir plus d’information sur la centrale nucléaire de Dampierre, il faut consulter les informations disponibles sur le site de l’ASN.

La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, mise en service en 1981, comprend 4 réacteurs à eau sous pression de 900 mégawatts. Plus de 1 200 agents y travaillent au quotidien. EDF est le premier responsable de la sûreté de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly. EDF doit mettre en oeuvre toutes les dispositions permettant un fonctionnement sûr de la centrale et doit également assurer la protection des travailleurs et de l’environnement. La centrale EDF de Dampierre-en-Burly est contrôlée par les inspecteurs de l’ASN installés à Orléans au sein de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) Centre.

 

La Commission Locale d’Information de Dampierre a une mission d’information de la population sur le fonctionnement de la centrale et de suivi de son impact sur l’environnement. Elle est présidée par M. Claude de Ganay, conseiller général du Loiret et maire de Dampierre-en-Burly. Elle a été créée en 1991.

 

En 2004, trois incidents classés au niveau 1 sont survenus à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly. (Voir la liste des communiqués de presse relatifs à la Centrale Nucléaire de Dampierre)

 

* * *

 

Communiqué de presse – 10 avril 2007 à 02 h 40

« Incident sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre »

L’Autorité de sûreté nucléaire a été informée par EDF qu’un incident est survenu le 9 avril 2007 sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre, située dans le département du Loiret.

Cet incident fait suite à une défaillance électrique.

Le réacteur est à l’arrêt et la sûreté est assurée par les fonctions de secours.

Le plan d’urgence interne a été déclenché par EDF à 22 h 10.

L’ASN a mis en place son organisation nationale de crise et suit l’évolution de la situation. Son appui technique l’IRSN est également mobilisé.

L’ASN a classé provisoirement cet incident sur l’échelle de gravité INES [International Nuclear Scale Event] au niveau 1.

Communiqué de presse – 10 avril 2007 à 07h25

« Incident sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre : l’ASN reste vigilante sur les opérations de restauration engagées par EDF »

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été informée par EDF de l’origine précise de l’incident survenu hier soir sur la centrale nucléaire de Dampierre, située dans le Loiret.

EDF procède actuellement à la remise en service du dispositif électrique défectueux à l’origine de cet incident.

L’ASN s’assure que cette opération est conduite dans le respect des exigences de sûreté.

Le plan d’urgence interne déclenché hier soir par EDF à 22 h 10 est toujours en vigueur.

L’ASN avait été informée par EDF d’un incident faisant suite à une défaillance électrique survenu le 9 avril sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre. Elle avait alors mobilisé dans la nuit du 9 au 10 avril son organisation nationale d’urgence.

L’ASN maintient le classement provisoire de cet incident au niveau 1 de l’échelle internationale de classement des événements nucléaires INES.

Communiqué de presse – 10 avril 2007 à 09h05

« Incident sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre : l’ASN lève son organisation nationale d’urgence »

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de lever, ce matin à 8 h 15, son organisation nationale d’urgence, mise en place hier soir à la suite de l’incident survenu sur une alimentation électrique du réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre, dans le Loiret.

La remise en service par EDF du dispositif électrique défectueux à l’origine de cet incident est en cours. EDF a levé, ce matin à 8 h 15, son plan d’urgence interne déclenché hier à 22 h 10.

L’ASN précise qu’à tout moment la sûreté de l’installation a été assurée.

L’ASN a demandé à EDF de réaliser un examen approfondi des causes de cet incident pour en tirer toutes les conséquences.

L’ASN avait été informée par EDF le 9 avril en fin de soirée d’un incident faisant suite à une défaillance électrique survenu le 9 avril sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre. Elle avait alors mobilisé dans la nuit du 9 au 10 avril son organisation nationale d’urgence.

L’ASN maintient le classement provisoire de cet incident au niveau 1 de l’échelle internationale de classement des événements nucléaires INES.

 

Echelle de gravité INES

Risque d’accident nucléaire en milieu hospitalier

Vendredi 6 avril 2007

L’Autorité de Sureté Nucléaire, dont la mission est de vérifier les conditions d’exercice des traitements de radiothérapie indique dans son rapport annuel 2006 que l’homme et les organisations sont des facteurs fondamentaux de la sûreté et de la radioprotection et constituent donc des facteurs de risque déterminant sur lesquels ils convient d’agir pour améliorer la sécurité et la prévention des accidents. Il est vrai que la médiatisation des derniers évènements survenus dans différents centres hospitaliers, notamment au Centre Hospitalier d’Epinal, a généré un émoi compréhensible dans la population qui mesure par là-même que le fait de se faire soigner comporte des risques, mais exige dans le temps qu’on lui démontre que toutes les précautions nécessaires ont été prises surtout lorsque les techniques de soins constituent elles-mêmes des activités à haut risque potentiel.

L’ASN démontre dans son rapport que l’origine de ces accidents reste liée à des facteurs organisationnels humains. Elle admet cependant que la sûreté et la radioprotection ne reposent pas uniquement sur l’individu. Ces accidents sont révélateurs de dysfonctionnements « latents et profonds au sein des organisations qui fragilisent les systèmes sociotechniques et rendent vulnérables les lignes de défense humaines et organisationnelles ».

Selon l’ASN, la prise en compte des facteurs organisationnels humains doit donc devenir un chantier prioritaire car ils représentent le meilleur moyen d’améliorer et de promouvoir la sûreté et la radioprotection. Elle invite les professionnels de ce secteur à « engager des efforts à la mesure des enjeux de ce domaine ». L’intégration de ces facteurs dans les démarches de maîtrise des risques permettra notamment d’optimiser les interfaces des installations à leur conception.

Pour autant, au regard du nombre de patients traités, l’incidence du risque reste faible. Mais il ne faut pas ignorer que le vieillissement de la population, le manque de professionnels dûent formés obligeant les services hospitalier à fonctionner en flux tendus et les modalités d’irradiation complexes ajoutent un risque à la survenue d’un accident. C’est pourquoi l’ASN va donc étendre ses contrôles dans le domaine organisationnel et demande à chaque service de signaler tout incident, même ceux sans conséquences sanitaires en mettant en place un registre des évènements pour pouvoir « en tirer les enseignements pour l’avenir ».

Il est étonnant da’illeurs que cette démarche de signalement n’ait pas été mise en place auparavant comme cela est le cas en matière de matériovigilance, de pharmacovigilance, d’hémovigilance, etc…

De son côté, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire a remis le 23 mars au Minsitre de la Santé son rapport sur les dysfonctionnements graves du service de radiothérapie du centre hospitalier Jean Monnet d’Epinal, survenus entre mai 2004 et août 2005, et ayant affecté 24 patients traités pour un cancer de la prostate. (Rapport complet)

L’Afssaps recrute des experts en pharmacovigilance

Mercredi 28 mars 2007

L’appel à candidature d’experts en vue du renouvellement de la Commission Nationale de Pharmacovigilance dont la clôture était initialement prévue le 30 mars 2007 est prolongé d’un mois. Les candidatures peuvent ainsi être envoyées jusqu’au 30 avril 2007.

L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) veille à la sécurité d’emploi des médicaments ou produits et contribue à leur bon usage, dans le cadre de la protection de la santé publique et de l’information des professionnels de santé. Pour mener à bien ses missions dans ce domaine, l’Afssaps s’appuie, notamment, sur la Commission nationale de pharmacovigilance (CNPV).

En vue du renouvellement de cette commission, et afin d’assurer une large couverture de ses besoins en expertise externe, l’Afssaps lance un appel à candidatures. Cet appel à candidatures est également l’occasion d’élargir le cercle des experts-rapporteurs auprès de la Commission nationale de pharmacovigilance.

L’Afssaps recherche des experts dans le domaine des médicaments et produits de santé ayant vocation à devenir membres de la CNPV.

Les experts recherchés sont soit :

  - cliniciens,
- pharmacologues ou toxicologues,
- pharmaciens hospitaliers,
- pharmaciens d’officine,
- personnalités compétentes en pharmaco-épidémiologie.

 

Afssaps
Direction de l’évaluation des médicaments et produits biologiques

Candidatures CNPV

143/147 bd Anatole France

93285 Saint-Denis Cedex

candidature.CNPV@afssaps.sante.fr

12