Archive de la catégorie ‘Notions et définitions’

Les Valeurs Toxicologiques de Référence mises à jour par l’Afsset

Lundi 23 juillet 2007

L’Afsset a pour mission de contribuer à assurer la sécurité sanitaire dans le domaine de l’environnement, notamment en mobilisant l’expertise scientifique et technique nécessaire à l’évaluation du risque. En accord avec le plan d’action préparé par la Direction Générale de la Santé (DGS) et annoncé lors du Comité national de sécurité sanitaire du 26 février 2003 sur les éthers de glycol, et avec l’action 21 du PNSE[1], l’Afsset s’était auto-saisie pour établir un programme national sur les VTR visant à la constitution d’une expertise française solide et partagée par les différentes instances compétentes.Ce travail de l’Afsset vise ainsi à organiser les connaissances scientifiques nécessaires aux choix argumentés qui sont faits lors de la construction de valeurs toxicologiques de référence fondées sur les effets sur la reproduction et le développement, qui seront appelées Valeurs Toxicologiques de Référence (VTR). Ce sont des indices permettant d’établir une relation qualitative, voire quantitative, entre une exposition à une substance chimique et un effet sanitaire chez l’homme.

De nombreux dossiers, liés à l’impact sanitaire de substances chimiques sont construits par des consultants, les industriels ou les services de l’Etat, sur des référentiels multiples et variés. L’Afsset a ainsi répondu au besoin de les harmoniser.

On peut télécharger ce document de travail « Valeurs toxicologiques de référence (VTR) pour les substances reprotoxiques » en cliquant sur le lien.

 


[1] Le développement d’outils permettant de mieux évaluer les risques sanitaires des substances chimiques ou biologiques fait d’ailleurs partie des actions du Plan National Santé Environnement (PNSE) 2004-2008 (action n°21). 

 

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16/07/2007 – Lire l’actu

© Actu-Environnement

La définition de risque

Samedi 24 février 2007

Le dictionnaire culturel d’Alain Rey date l’origine du terme « risque » dans la langue française de la fin du 16ème (au féminin), voire du milieu du 17ème (au masculin), tout en notant que cette origine est assez controversée.

Le terme « risque » serait ainsi issu du substantif grec byzantin « rizikon » au sens « le hasard, le destin » puisque ce terme est « attribué une solde de soldat gagnée par chance ». Ce lien éventuel entre le risque et le hasard ou le destin nous renvoie à d’autres notions comme celle de fatalité. Et dans cette perspective, le fait que dans nos sociétés modernes le risque ne soit ou ne doit plus être considéré comme une fatalité contre laquelle il n’existe aucun remède ou aucun moyen de prévention démontre bien qu’au-delà de la question du lien étymologique, la notion de risque est inextricablement lié à notre destin ultime contre lequel nous luttons consciemment ou pas.

Une autre hypothèse quant à l’étymologie du mot « risque » plus directe est le lien avec le mot latin « resecare » signifiant « couper » et dont l’évolution en latin médiéval « resecum » signifiait « écueil« , « risque encouru en mer« . « L’écueil ou le récif sont des obstacles que le navigateur doit absolument éviter » (cf. document joint) En ce sens, on rapprochera les termes « cassure », « fracture », « rupture » … dont certains ont été employés par des hommes politiques pour signifier le « risque » encouru. Ainsi la fameuse « fracture sociale » de Jacques Chirac symbolise le risque pour la Société de se voir écarteler au sens figuré certes mais peut-être avant tout au sens propre. Quant à la volonté de rupture de Nicolas Sarkozy, il a montré depuis quelques temps des signes contradictoires, se laissant parfois persuader que cette volonté trop marquée faisait courir un risque à sa famille politique, se laissant d’autre fois aller à faire des propositions tel le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale conduisant certains membres imminents de sa famille à craindre le risque d’une dérive non maitrisable.

On le constate la définition la plus courante du « risque » évoque « le danger éventuel plus ou moins prévisible« . Ce caractère de prévisibilité étant déterminant pour le gestionnaire, le manager ou quiconque qui souhaite agir en amont de la survenue même du danger, et ce dans une volonté toute prométhéenne de faire en sorte que l’inéluctable ne se réalise pas.

Une définition plus juridique émerge dès le 17ème siècle avec l’ « éventualité d’un événement ne dépendant pas exclusivement de la volonté des parties » et pouvant causer un dommage. Cette définition souligne que la survenue du risque ne peut être appréhender que par des probabilités, en matière de risque rien n’est certain. C’est de ce fait là que toute la démarche de précaution prend son sens et son importance parfois jusqu’à l’absurde. On relèvera également le caractère partiellement extérieur à la volonté de celui qui est concerné par l’événement pouvant causer un dommage.

Enfin, le risque c’est « le fait de s’exposer à un danger et ce dans l’espoir d’obtenir un avantage« . Nous sommes là au coeur même de la notion de risque. Contrairement à la définition précédente, il existe ici une volonté, une certaine conscience acceptée du risque encouru mais dans un objectif évident celui d’en tirer partie ou bénéfice.

On trouvera dans le document joint une approche intéressante de la définition du « risque » par Pierre Bonnal au sujet de « La maitrise du risque dans un projet informatique ».

La définition de risque dans Notions et définitions pdf lamaitrisedesrisquesdansunprojetinformatique.pdf