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Archive de la catégorie ‘Risques industriels & technologiques’

AZF : rapport cohorte santé

Jeudi 28 juin 2007

Le vendredi 21 septembre 2001, une explosion, dans un hangar de stockage de l’usine «AZF» qui contenait 300 à 400 tonnes de nitrate d’ammonium, s’est produite à Toulouse. L’usine « AZF » (Azote Fertilisants), de la société GrandeParoisse, filiale du groupe Total Fina Elf, était une des usines du complexe chimique du sud toulousain. Cette usineproduisait des engrais et des produits de base pour peintures, colles et détergents.La violence de l’explosion correspondait à un séisme d’une puissance de 3,4 degrés sur l’échelle de Richter. Le siteindustriel était situé à 3 km environ du centre ville. Une partie de la ville de Toulouse, dont des entreprises, des écoles et des logements, a été totalement ou partiellement détruite par l’explosion. Dès l’explosion, un nuage orangé depollution atmosphérique, essentiellement constitué de composés azotés, survolait la ville. Plusieurs produits toxiquesétaient émis dans l’air, l’eau et les sols. Des dérivés nitrés s’écoulaient dans le bras de la Garonne qui borde l’installation, et des particules et fragments de sols, issus du site, se retrouvaient projetés dans les quartiers proches(Cassadou 2003).

Le bilan initial établi par la préfecture a fait état de 30 morts et plus de 3 000 personnes blessées. Cependant, il s’avère que ce bilan ne résume pas toutes les conséquences sanitaires directes et indirectes, à court et à moyen terme, dans les populations toulousaines.

 

Devant l’ampleur de la catastrophe, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a dépêché une mission à Toulouse le samedi 22 septembre, afin de rencontrer les différentes autorités administratives et de santé publique. A la suite de cette mission,un dispositif de suivi épidémiologique des conséquences sanitaires a été mis en place dans les jours suivant l’explosion, en collaboration avec la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) de Midi-Pyrénées (Lang 2006).

 

Les conséquences sanitaires prévisibles d’une telle catastrophe industrielle sont de trois ordres : toxicologique, raumatologique et psychologique.

 

(lire la suite …)

Incident sur le réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Dampierre

Mardi 10 avril 2007

Voici relaté par le biais des communiqués de presse de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) l’incident survenu sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre. Le site de la centrale se trouve sur le territoire de la commune de Dampierre-en-Burly (Loiret – 45), sur la rive droite de la Loire, à environ 10 km en aval de Gien et 45 km en amont d’Orléans. Cet incident n’a pas eu de conséquence sur la sûreté nucléaire et la radioprotection selon l’ASN.

dampierre.jpg Crédit Photo : TF1/LCI

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Pour avoir plus d’information sur la centrale nucléaire de Dampierre, il faut consulter les informations disponibles sur le site de l’ASN.

La centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly, mise en service en 1981, comprend 4 réacteurs à eau sous pression de 900 mégawatts. Plus de 1 200 agents y travaillent au quotidien. EDF est le premier responsable de la sûreté de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly. EDF doit mettre en oeuvre toutes les dispositions permettant un fonctionnement sûr de la centrale et doit également assurer la protection des travailleurs et de l’environnement. La centrale EDF de Dampierre-en-Burly est contrôlée par les inspecteurs de l’ASN installés à Orléans au sein de la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE) Centre.

 

La Commission Locale d’Information de Dampierre a une mission d’information de la population sur le fonctionnement de la centrale et de suivi de son impact sur l’environnement. Elle est présidée par M. Claude de Ganay, conseiller général du Loiret et maire de Dampierre-en-Burly. Elle a été créée en 1991.

 

En 2004, trois incidents classés au niveau 1 sont survenus à la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly. (Voir la liste des communiqués de presse relatifs à la Centrale Nucléaire de Dampierre)

 

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Communiqué de presse – 10 avril 2007 à 02 h 40

« Incident sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre »

L’Autorité de sûreté nucléaire a été informée par EDF qu’un incident est survenu le 9 avril 2007 sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre, située dans le département du Loiret.

Cet incident fait suite à une défaillance électrique.

Le réacteur est à l’arrêt et la sûreté est assurée par les fonctions de secours.

Le plan d’urgence interne a été déclenché par EDF à 22 h 10.

L’ASN a mis en place son organisation nationale de crise et suit l’évolution de la situation. Son appui technique l’IRSN est également mobilisé.

L’ASN a classé provisoirement cet incident sur l’échelle de gravité INES [International Nuclear Scale Event] au niveau 1.

Communiqué de presse – 10 avril 2007 à 07h25

« Incident sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre : l’ASN reste vigilante sur les opérations de restauration engagées par EDF »

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été informée par EDF de l’origine précise de l’incident survenu hier soir sur la centrale nucléaire de Dampierre, située dans le Loiret.

EDF procède actuellement à la remise en service du dispositif électrique défectueux à l’origine de cet incident.

L’ASN s’assure que cette opération est conduite dans le respect des exigences de sûreté.

Le plan d’urgence interne déclenché hier soir par EDF à 22 h 10 est toujours en vigueur.

L’ASN avait été informée par EDF d’un incident faisant suite à une défaillance électrique survenu le 9 avril sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre. Elle avait alors mobilisé dans la nuit du 9 au 10 avril son organisation nationale d’urgence.

L’ASN maintient le classement provisoire de cet incident au niveau 1 de l’échelle internationale de classement des événements nucléaires INES.

Communiqué de presse – 10 avril 2007 à 09h05

« Incident sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre : l’ASN lève son organisation nationale d’urgence »

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de lever, ce matin à 8 h 15, son organisation nationale d’urgence, mise en place hier soir à la suite de l’incident survenu sur une alimentation électrique du réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre, dans le Loiret.

La remise en service par EDF du dispositif électrique défectueux à l’origine de cet incident est en cours. EDF a levé, ce matin à 8 h 15, son plan d’urgence interne déclenché hier à 22 h 10.

L’ASN précise qu’à tout moment la sûreté de l’installation a été assurée.

L’ASN a demandé à EDF de réaliser un examen approfondi des causes de cet incident pour en tirer toutes les conséquences.

L’ASN avait été informée par EDF le 9 avril en fin de soirée d’un incident faisant suite à une défaillance électrique survenu le 9 avril sur le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Dampierre. Elle avait alors mobilisé dans la nuit du 9 au 10 avril son organisation nationale d’urgence.

L’ASN maintient le classement provisoire de cet incident au niveau 1 de l’échelle internationale de classement des événements nucléaires INES.

 

Echelle de gravité INES

Risque d’accident nucléaire en milieu hospitalier

Vendredi 6 avril 2007

L’Autorité de Sureté Nucléaire, dont la mission est de vérifier les conditions d’exercice des traitements de radiothérapie indique dans son rapport annuel 2006 que l’homme et les organisations sont des facteurs fondamentaux de la sûreté et de la radioprotection et constituent donc des facteurs de risque déterminant sur lesquels ils convient d’agir pour améliorer la sécurité et la prévention des accidents. Il est vrai que la médiatisation des derniers évènements survenus dans différents centres hospitaliers, notamment au Centre Hospitalier d’Epinal, a généré un émoi compréhensible dans la population qui mesure par là-même que le fait de se faire soigner comporte des risques, mais exige dans le temps qu’on lui démontre que toutes les précautions nécessaires ont été prises surtout lorsque les techniques de soins constituent elles-mêmes des activités à haut risque potentiel.

L’ASN démontre dans son rapport que l’origine de ces accidents reste liée à des facteurs organisationnels humains. Elle admet cependant que la sûreté et la radioprotection ne reposent pas uniquement sur l’individu. Ces accidents sont révélateurs de dysfonctionnements « latents et profonds au sein des organisations qui fragilisent les systèmes sociotechniques et rendent vulnérables les lignes de défense humaines et organisationnelles ».

Selon l’ASN, la prise en compte des facteurs organisationnels humains doit donc devenir un chantier prioritaire car ils représentent le meilleur moyen d’améliorer et de promouvoir la sûreté et la radioprotection. Elle invite les professionnels de ce secteur à « engager des efforts à la mesure des enjeux de ce domaine ». L’intégration de ces facteurs dans les démarches de maîtrise des risques permettra notamment d’optimiser les interfaces des installations à leur conception.

Pour autant, au regard du nombre de patients traités, l’incidence du risque reste faible. Mais il ne faut pas ignorer que le vieillissement de la population, le manque de professionnels dûent formés obligeant les services hospitalier à fonctionner en flux tendus et les modalités d’irradiation complexes ajoutent un risque à la survenue d’un accident. C’est pourquoi l’ASN va donc étendre ses contrôles dans le domaine organisationnel et demande à chaque service de signaler tout incident, même ceux sans conséquences sanitaires en mettant en place un registre des évènements pour pouvoir « en tirer les enseignements pour l’avenir ».

Il est étonnant da’illeurs que cette démarche de signalement n’ait pas été mise en place auparavant comme cela est le cas en matière de matériovigilance, de pharmacovigilance, d’hémovigilance, etc…

De son côté, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire a remis le 23 mars au Minsitre de la Santé son rapport sur les dysfonctionnements graves du service de radiothérapie du centre hospitalier Jean Monnet d’Epinal, survenus entre mai 2004 et août 2005, et ayant affecté 24 patients traités pour un cancer de la prostate. (Rapport complet)